12 juillet 2008
Graines tombées
Les carnets du potager, Contre-allées
Claudia Adrover ~ Les mots de la tribu ~ Donner à Voir
Philippe de Boissy ~ ça saute aux yeux ~ éd du jasmin
Jean-Michel Bongiraud ~ Pour retendre l'arc de l'univers ~ Gros textes
Carlo Bordini ~ Poussière / Polvere
Remi Checchetto ~ Confiotes
François David ~ Jean qui rit Jean qui pleure
Ciel de traîne ~ Chantal Couliou
Chantal Couliou ~ Pour apprivoiser le vent
Marie Desmaretz ~ L'été sorcier ~ Donner à Voir
David Dumortier ~ Croquis de métro ~ Le temps des cérises
David Dumortier ~ Lettres à un homme noir qui dort
Accouchement de choses ~ Mohammed El Amraoui
Claude Favre ~ Des os et de l'oubli ~ Publie.net
Alain Freixe ~ Dans les ramas ~ éd de l'Amourier
Romain Fustier ~ Chambre 233 ~ La porte
Romain Fustier ~ une ville allongée sous l'épiderme
Isabelle Guigou ~ Le parfum des pierres aveugles
Jacqueline et Claude Held ~L'eau, la terre
Alain Jégou ~ Comme du vivant d'écume ~ Ed. La Digitale
Jacques Josse ~ Dormants ~ Publie.net
Le fil des jours ~ Marylise Leroux ~ Donner à Voir
Lise Lundi-Cassin ~ les jours mes nuits ~ éd Soc et Foc
Amandine Marembert ~ à perpète ~ pré#carré
Amandine Marembert ~ Il a plus qu'un papillon de nuit ~ La porte
Thierry Metz / Marc Feld ~ Tout ce pourquoi est de sel
Christian Poslaniec ~ Comme une pivoine
Dominique Quélen ~ Comme quoi ~ L'act'mem / La rivière échappée
Fabienne Swiatly ~jusqu'où cette ville
revues
In-fusion n°1
Les états civils
Les carnets d'Eucharis
Thierry Metz / Marc Feld ~ Tout ce pourquoi est de sel ~ Pleine page
Inspiré par le travail pictural de son ami M. Feld, T. Metz (1956-1997)
a composé ce recueil quelques semaines avant de disparaître. Il noue un
dialogue avec les peintures de l'artiste, comme pour retrouver la trace
de son propre cheminement.
Tout ce pourquoi est de sel
texte Thierry Metz, Marc Feld
ISBN 978-2-913406-79-7
Paru le 2 juin 2008
Editeur Pleine page, Bordeaux
Collection L'un dans l'autre
109 p. ; illustrations en couleur ; 22 x 16 c
07 juillet 2008
Les carnets d'Eucharis
L’élan de cette revue électronique, créée et animée par Nathalie Riera depuis janvier 2008 :
un entretissage de soleil et d’air
Soleil qui ne s’oppose pas à la recherche de l’ombre, mais fuit plutôt ce qui nous éblouit.
Air pour trouver devant soi une respiration.
Le rôle de ces carnets : assurer l’échange et la proximité, faire se côtoyer auteurs, poètes, plasticiens, peintres, musiciens, photographes, critiques, chroniqueurs… les accueillir dans leur diversité et leur désir légitime d’être entendu, en leur offrant un espace sans fioritures.
lorsque la poésie n’est pas de nous ennuyer, mais de nous érafler
Renseignements pour parution dans la revue
05 juillet 2008
Les carnets du potager, Contre-allées
Un plaisir de retrouver pour la 4ème fois, les poètes au potager.
Cette fois, quatre petits bijoux. Sans rire.
Magali Thuillier, Ta main autant que
Avec cette langue qui est la sienne, toujours mon amour, [...] à rechercher sans cesse comment t'aimer, quelques moments intimes et le bonheur d'être à deux. On dirait même que ça ouvre vers d'autres possibilités.
Emmanuel Flory, Couper / recoudre
Je suis vraiment séduite par cette écriture calme et limpide. Une autre façon de peindre la vie à deux.
la robe blanche le voile les roses
sur la photo ne faneront pas
sépia
Marcel Migozzi, Pommeraie comme étable
Cette pommeraie, prétexte pour réveiller des souvenirs, des sensations, des interrogations. On s'y retrouve tous un peu ici.
Pommeraie rose et blanche, qui nous en a chassés ?
James Sacré, Coudre ton enfance à demain
L'enfance, thème qui semble cher à James Sacré, et à la plupart d'entre nous d'ailleurs. On retrouve avec plaisir la simplicité et la sincérité de l'écriture de James Sacré.
On ne sait plus
Ni ce que fut l'enfance (et comment
l'entendre
Contre-allées, tarifs et souscriptions
Remi Checchetto ~ Confiotes ~ Editions de l'attente
Un plaisir que de déguster ces quelques 70 confiotes. Rémi Checchetto est de ces poètes qui écrivent avec un thème, le suivent jusqu'au bout. On pourra retrouver la même chose avec P'tit déj et nous, le ciel par exemple. Autant de variations sur le même thème, du rythme et de la langue qui remue.
Sympathique, la confiote est sympathique, est une substance tout ce qu'il y a de sympathique [...]
Confiotes, éditions de l'attente, 10.5 €
Romain Fustier ~ une ville allongée sous l'épiderme ~ éditions Henry / Ecrits des forges
Un petit chef d'oeuvre qui a d'ailleurs remporté le Prix des Trouvères 2007, et sans l'avoir volé ! L'amour, l'amour... On en est blasé des poèmes d'amour, mais quand poèmes d'amour vont avec la voix de Romain Fustier, ce n'est pas pour tomber dans la banalité. Des poèmes emplis du quotidien, de sensibilités et de jardins.
elle est née des mains de la même sage-femme
que moi dans la même clinique qui n'existe plus
depuis longtemps elle a donné des miettes de
pain aux mêmes pigeons que moi à clermont
jardin lecoq au bord du même bassin que moi
qui sait nous avions cinq ans et elle est à peine
plus grande lorsqu'elle admet aujourd'hui qu'
elle me faisait alors un signe de la main pour me
dire que nous étions faits pour nous entendre
une ville allongée sous l'épiderme, éditions Henry / Ecrits des forges, 10 €
02 juillet 2008
Fabienne Swiatly ~jusqu'où cette ville ~Publie.net
Voilà ce que dit Fabienne Swiatly de la genèse de ce texte: Cette ville. Je la connais bien ou du moins c’est la ville de France
que je connais le mieux. Je n’ai jamais pu dire que je l’aimais. Tout
au plus que je m’y sens bien mais toujours avec le sentiment que
quelque chose m’échappe. Une ville, une grande ville c’est difficile
à saisir. Ses limites, ses contours sont imprécis, fuyants. Alors j’ai
voulu la regarder avec en moi cette question : une ville cela commence
où ? cela se finit comment ?
Le texte est accompagné de photos de Jean-Pierre Maillet
extrait p. 2
Jusque sous le drapeau français où attend la file des
visiteurs de la prison qui porte le nom d’un saint.
Mouvement paresseux du tissu tricolore malgré le vent.
À bout de bras des sacs plastiques aux couleurs vives, la
marque lisible au centre. Le linge propre amené aux
hommes que l’odeur de lessive émeut sans qu’il puisse
trouver un lieu où pleurer. Le muscle énervé du peu
d’espace. Cour de promenade plus petite que la fosse
aux ours du parc. Sous le ciel prisonnier du grillage, des
hommes réunis avec ce qu’il y a de plus difficile à
partager en eux.
Jusqu'où cette ville (jusque là où les hommes), Publie.net / forme brève, 1,30€
Accouchement de choses ~ Mohammed El Amraoui ~ Dumerchez
A défiler les paysages et les visages, semaine après semaine, l'œil s'engrosse. Et c'est de cette fécondation-là que Mohammed El Amraoui met bas sa langue, qu'il nous livre cet Accouchement de choses tout à fait somptueux.
(extrait, p.13)
La nuit oblique aussi-
une
pente de corps fatigué, comme un mégot dans la commissure du lieu.
L’aile d’un insecte, soudain, se colle sur le dormant d’une porte.
Et aussi infime ceci soit-il, ceci réveille,
entrecroise les accès possibles, tous,
à
la mémoire.
Tousse
un papier face au vent- sur la
table, face à la porte.
Portée
Accouchement de choses, Ed. Dumerchez, 2008, 17€
30 juin 2008
Chantal Couliou ~ Pour apprivoiser le vent
Donner à voir l’impalpable. Montrer la présence de l’air. Du vent.
Dans sa force ou sa légèreté. Voilà ce que proposent ici les mots de Chantal Couliou. A travers de courts poèmes elle réussit à photographier l’invisible. Un peu de pluie traverse en biais ces pages et mouille les encres d’Annie Bouthery. Il est vrai que dans ses territoires pluie et vent viennent main dans la main de l’ouest : le poète est aux premières loges pour observer, vibrer avec les éléments.
Pour apprivoiser le vent, S’éditions, 11.50€
Jacqueline et Claude Held ~L'eau, la terre
Il pleut dans ce livre. Les voix murmurent. Une brume légère flotte entre les pages. Dans les blancs des pages. La typographie laisse des espaces où songe le regard ; les mots gouttent. Eclaboussent. Flaquent. Quelques pas. Sans bruit. Ne pas éveiller l’eau qui dort. Ensemble. A deux. Pour traverser les jours de bruine. Ces jours où l’on ne sait plus trop, on hésite. Entre terre et eau. Où commence l’une ? Où finit l’autre ? Tout est si mouvant. Tellement silencieux. Tellement vivant. On est comme suspendu à ses yeux. Aux gouttes. Ebahis de brouillard. On est merveilleux nuage.
Titre : L’eau, la terre, éditions Jacques Brémond, 15€
Isabelle Guigou ~ Le parfum des pierres aveugles
Ainsi commence cette suite de poèmes… Ce retour sur soi. Sur l’enfant qu’on a été. On a tous été confronté à cela. On en a tous envie. Peur aussi. Et lorsque la rencontre se fait, lorsqu’on se croise ainsi, dans une lointaine rue, dans un paysage ancien, dans une maison si grande qu’on s’y perdait… dans le rire et sous les larmes…
On plisse un peu les yeux. Histoire de dénouer les ombres. D’apercevoir le tremblé d’un jeu, d’un geste, d’une parole. Un souvenir comme un film. Qui revient. On se croise. On voudrait se parler. Se dire… Quel temps invisible nous sépare… Le son ne passe pas. La main dans les cheveux non plus. Et ceux qui se tiennent dans l’image ont pris du sépia sur leurs joues.
Un grand silence nous habite alors. On s’y tient. Et s’y libère.
On revient pour mieux continuer. Pas pour pleurer, malgré l’émotion, mais bien pour rire !
On l’aura compris, ce texte soulève en moi des souvenirs de rues, de maisons, de poissons rouges… mais je ne vais pas vous raconter ma vie. Plongez plutôt dans le parfum des pierres aveugles…
Le parfum des pierres aveugles, éditions Clarisse, 10€
Ciel de traîne ~ Chantal Couliou
Je ne connais pas Brest. Chantal Couliou y habite. Elle me prend par les mots et m’entraîne de nuit dans les rues. Une ville la nuit. Une poète qui marche. Qui tâtonne dans les mots d’encre. Qui fait des traces de poèmes sur son carnet de voyage. Qui cherche l’histoire d’une ville tragique. Qui guette à l’affût la sienne propre. Et celles des autres qu’elle aperçoit, croise… Et toujours l’océan pour autant verrouiller la marche que pour inviter au départ. Vers l’ailleurs. Cet ouest de légendes… à la poursuite du soleil. Ici c’est la nuit. Le jeu des lampadaires, des phares. Des bourrasques de pluie. Des reflets. Du vent. Et du raffut des goélands !
Une suite prenante, poignante. Je ne connais pas Brest. Je ne me souviens pas de la pluie ce jour là Barbara… mais à la suite de cette lecture, j’irai bien marcher sur ces trottoirs mouillés…
Ciel de traîne, éditions Clarisse, 5€
Carlo Bordini ~ Poussière / Polvere
La poésie : l’éloge de la perte. On est en plein dans le tas. De poussière.
Le poète ici est un peu moins que ce qu’on croit qu’il est, que ce qu’il croit être. Il perd. Il s’allège.
[Je suis content
si de moi ne reste qu’une légère
enveloppe]
Plus il avance dans la vie, plus il va vers la poussière, moins il sait.
[Il est beau de ne pas savoir. Ne pas savoir, par exemple,
combien je vivrai, ou combien vivra la terre.
Cette suspension
remplace l’éternité]
Ce long poème interroge. Qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce que vivre ? Comment partager cet émerveillement ? Ces plaisirs des sens ? Une méditation simple et tranquille, avec un léger sourire amusé…
Un long poème ; un bel homme !
Poussière / Polvere, Traduit de l’italien par Oliver Favier, alidades, 5.50€
David Dumortier ~ Lettres à un homme noir qui dort
[La poésie est une tache invisible.]
Splendide petit livre accordéon jaune, en typographie ; long et mince ; présenté dans une couverture rouge. Des lettres. Des missives. Courtes. Fortes. Pleine de tendresse. De respect. La quatrième de couverture annonce : « On n’ose pas toujours écrire à quelqu’un qu’on aime... »
[C’est la nuit qui éclaire le mieux
Sa peau noire.]
Et pourtant. Quoi de plus simple. De plus beau. Qu’est-ce qui nous empêche ? Timidité ? Pudeur ? Peur du ridicule ? Ici, les mots osent. Ils disent. Ils s’offrent. Avec justesse. Avec bonheur.
[Les dix lunules de ses mains
Et la pleine lune
Brillent dans ma chambre.
Laquelle choisir pour m’endormir ?]
Un livre rare. Dans tous les sens du terme (700 exemplaires). Un livre à lire et à relire. Un livre à vivre aussi. Oser l’amour. Oser dire…
[Il a encore été contrôlé. Aujourd’hui.
La police l’aide à ne pas oublier
Qu’il est noir.]
Lettres à un homme noir qui dort, Colophon, 9 €
Christian Poslaniec ~ Comme une pivoine
Qu’est-ce qui fait écrire ? Le langage ! semble répondre ici Christian Poslaniec. Le langage lui-même génère de l’écriture, du texte, de la parole. De la langue. Le langage comme lieu d’expérimentation du monde. Le langage comme fait social. Le langage qui fait mémoire de l’expérience humaine. Qui rassemble un groupe d’humains autour de ses mots. Dans le dictionnaire au mot proverbe on peut lire : formule figée exprimant une vérité d’expérience, un conseil, et connue de tout un groupe social.
Les 22 poèmes de ce recueil ont chacun pour titre un demi proverbe. Le poème qui suit ce titre développe sur le mode humoristique le proverbe en question. Comme un jeu de langue. Comme une illustration. Un petit théâtre.
A la lecture de ces poèmes le lecteur entre de plein pieds dans la langue française. Tous ces proverbes ne seront pas forcément connus des enfants. Ce sera donc un premier chemin de lecture.
Comme une pivoine, éditions du Jasmin, 9.9 €
François David ~ Jean qui rit Jean qui pleure
Voici un recueil qui est construit autour de deux verbes : rire / pleurer. Chaque poème tourne autour de l’un d’entre eux, soit les combine et les mélange tant il est vrai que du rire aux larmes et des larmes aux rires il n’y a parfois qu’un hoquet.
Vingt-cinq poèmes. Plutôt courts. Sans rime. Faut-il le rappeler encore et toujours la rime ne fait pas le poème ! Elle n’est pas indispensable à la poésie ! Pour les enfants qui associent généralement spontanément rime et poésie il sera important de le rappeler !
Jean qui rit et Jean qui pleure, éditions du Jasmin, 9.9 €
Revue - Les états civils
Les Etats Civils
Poésie documentaire & textes courts
http://etats.civils.free.fr
Après deux ans d'existence, cette revue en ligne réunit des poèmes de quatre auteurs édités aux Carnets du Dessert de Lune, Fanny Chiarello, Jean-Marc Flahaut, Daniel Labedan et Thomas Vinau, mais propose aussi des textes de Jean-Pierre Ceton, Roger Lahu ou Lucien Suel (numéro 3) , des traductions inédites de Raymond Carver (numéro 5), de Billy Collins (numéro 4), ou encore des travaux de poètes peu connus ou tout à fait inconnus. Le site Les Etats Civils se veut comme un espace où l'ordinaire sert de base à des variations littéraires multiples, ces variations ayant pour point commun une simplicité trompeuse.
10 juin 2008
Le fil des jours ~ Marylise Leroux ~ Donner à Voir
Des poèmes au
fil des jours. Dédiés chacun ou presque tous, à une personne. Le fil des jours.
Le fil de la vie. Le fil du jardin. Le temps qui passe. La lumière. La douceur.
L’envie de vivre plus haut que le jour. Les mots pour effleurer cet essentiel.
Un livre de silence et de respect.
Le fil des jours, Donner à Voir, 2007, 11€
Les mots de la tribu ~ Claudia Adrover ~ Donner à Voir
On pourrait croire que le thème de ce petit carré tournerait
autour de l’été. Des vacances. De la maison familiale où tous se retrouvent. Se
croisent. Pour les jours de liberté. Les longues veillées sous belle étoile. Et
ce serait presque juste. Presque. Il manquerait alors simplement la notion
d’exil.
L’implacable et éternel exil de ceux qui ont quitté. Quoi ? Leur enfance comme tout un chacun certes, mais ici, c’est encore autre chose : l’exil d’un territoire. D’une terre et peu importe qu’elle soit solaire comme dans ces mots de la tribu, lunaire ou bien polaire… cet exil là, pour ceux qui en sont victimes, c’est un flotté indélébile au regard, un flou sur chaque joie. Un froid sur chaque caresse…
Et du silence.
Les mots de la tribu, Donner à Voir, 2008, 6€
L’été sorcier ~ Marie Desmaretz ~ Donner à Voir
Pour le Méditerranéen que je suis, comment ne pas souscrire
à cet été sorcier imprimé sur papier recyclé jaune soleil ? et accompagné
des gravures solaires de Titi Bergèse.
Et même si cet été du nord semble un peu moins vibrer que celui des garrigues, je m’y sens bien à ma place. Dans la joie. Dans l’exubérance. Dans tout ce qui nous rend solaire et nous traverse : ce lent mûrissement des jours jusqu’au repos de la graine. Jusqu’au retour des bus scolaires dans la campagne.
Un livre à lire en été, à l’ombre et dans son hamac ou bien en hiver, près de la cheminée de braise avant le coucher : pour survivre à l’obscur.
L'été sorcier, Donner à Voir, 2007, 6,50€

