19 octobre 2009
Mon coeur coupé au sécateur ~ Amandine Marembert (éditions Henry)
C’est un jury de lycéens, Prix des Trouvères des lycéens (Le Touquet) qui parmi plusieurs manuscrits a choisi celui-ci.
Voilà une démarche plus qu’intéressante…
On retrouve ici le regard silencieux du poète. Cette attention au monde alentour. Au tout proche. Et sa voix. Si riche en métaphores. Les mots imagent, bondissent d’un sens à l’autre. Avec légèreté. Gravité aussi. Vie et mort se donnent la main sur le fil des jours, les pinces à linge en témoignent. Et le désir de vivre plus haut y signe le vent.
Des poèmes comme ces lucioles de juillet.
éditions Henry, 10€
Avis de parution, la revue Gros textes
A v i s d e p arut i on
La revue Gros Textes revient après 5 ans d’arrêt
S’agit-il d’une autre revue ?
Nouveau format (100 pages en A4)
Nouvelle mise en page
Quelque chose de l’esprit d’avant
Quelque chose de neuf aussi
Alors disons qu’on repart
Presque à zéro
Avec dans la besace
De la poésie, certes un peu
Mais aussi des nouvelles
Des aphorismes
Des dessins
De la philo
Des coups de gueule
Des analyses
Des propos militants
Associatifs
Syndicalistes
Politiques
Cultureux avec un petit c
Et toute cette espèce
De marge
De bouillon libertaire
D’effervescence désordonnée
D’observation minutieuse
De combat permanent
De pensées réfractaires
D’insoumissions et d’utopies
Où l’on croit voir parfois
Germer quelque chose
Qui ressemble à la vie…
Y.A.
donc un premier numéro qui arrive avec la volonté de continuer, de nous inscrire dans la durée et creuser un nouveau sillon dans l’espace revuistique de ce temps. Un deuxième numéro devrait paraître au printemps 2010 et nous espérons garder cette régularité de deux numéros par an.
S o m m a i r e d u n ° 1
Yves Artufel Et c’est reparti 1
Philippe Séranne Deux mille ans de passants 2
Jules Mougin Le grand vivant
dossier préparé par Francis Krembel 4
Jean-Michel Bongiraud Perméabilité et poésie 10
André Duprat Les nombrils de l’ego ou le tsarko show 16
Jean-Claude Liaudet Mythes et légendes de la Sarkozie 18
Fernando Carreira G20 disent-ils 26
Les crises vues du ciel 28
Jean-Paul Leroux Sur le concept de politique
dans la pensée de Cornélius Castoriadis 31
Paul Henri Vincent poèmes en proses 35
Jean-Christophe Belleveaux Résister ? 38
Frédéric Pellerin Résister autrement 40
Dominique Forget Lampes de poche 44
Nathalie Potain Le cerveau du rhume 46
Patrick Joquel Résistances 48
Jean Klépal Déconstruction sociale et politique mondialisée 52
Timothée Laraze Tassage du mortel
40 ans d’histoire brève de 1968 à 2008 55
Bandes velpeaux, aircraft paper,
pq bio desagreables et rutabagarres… 74
Alain Sagault La bonne mère 76
Frank Vialle Poèmes 79
Hervé Merlot Poèmes 82
Fabrice Mazuolo Mieux vaut parler dans le désert
que prêcher à un mur 87
Dominique Forget Lectures à ciel ouvert 89
Yves Artufel En vrac et en dentelles 91
Le tout agrémenté d’illustrations de Matt Mahlen, Elyane et Jean-Paul Rostain, Agnès Rainjonneau, Jules Mougin.
Ce premier numéro de Gros Textes arts et résistances, 100 pages A4, couverture couleur, se vendra 9 € au numéro (+ 2
€ de port). Une formule d’abonnement simple pour 2 numéros à 17 € sera également proposée. Toute forme de soutien
sera la bienvenue.
Un comité de rédaction se met en place. Des animations, lectures, conférences, spectacles, débats devraient
accompagner le cheminement du nouveau Gros Textes.
Vous pouvez déjà souscrire à ce numéro dont la parution est prévue pour le 10 octobre 2009 ou vous abonner dès à
présent.
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Chèques à l’ordre de Gros Textes
Fontfourane
05380 Châteauroux-les-Alpes
Le seigle et le pain blanc ~ André Duprat (Gros textes)
Un recueil en deux parties. La première donne le titre au livre. Elle se compose d’une suite de courts poèmes dont le mot de départ traduire
Revient comme un refrain, un pilier, une ouverture. Le poète est bien celui qui tente de mettre en mot le réel et l’émotion, l’imaginaire et le jeu. Il est bien ce traducteur, ce passeur, ce révélateur. Celui qui donne à l’autre les mots qui lui manquaient pour dire.
Une mesure de distance constitue la seconde partie. Le texte explore ici la distance entre le réel et le rêve. Le désir et le manque. Il se situe entre les deux. Lucide. Tel un équilibriste il oscille de l’un à l’autre, sauvegardant son équilibre. Un texte poignant. Fort.
Gros textes, 7€
Même pas vrai ~ Claude Ribouillault (épi de seigle)
Un petit recueil de menteries. De petits textes loufoques. Même pas vrais. Mais qui sont construits avec une telle logique que ma foi on pourrait s’y laisser prendre. Et c’est tellement bon de plonger ainsi dans la logique de l’imaginaire. De s’ouvrir à l’imprévu. Ça change du réel basique et fatigué de nos quotidiens. Une belle leçon d’humour. Notre société en manque souvent et cruellement. Montons donc des bateaux et embarquons, invitons à l’embarquement immédiat porte des imaginaires.
Pour les amateurs d’ateliers d’écriture ce livre ouvre des portes à l’imaginaire et à ses constructions !
épi de seigle, 6€
Un automne au creux des bras ~ Philippe Mathè (L'herbe qui tremble)
Voici un recueil d’un homme enraciné. Sur sa terre. De nombreux poèmes sont des instants de contemplation, de communion avec la nature. Enraciné
Questions que nous partageons tous chacun avec notre écriture… Le partage c’est aussi cela, entendre le point de vue de l’autre.
Un recueil en quatre parties qui alternent les formes d’écriture, verticale ou horizontale. Qui déclinent les thèmes et les entrelacent. Un ensemble élaboré, équilibré. Une voix sereine et tendre vient résonner,vibrer à nos oreilles, chuchoter à notre âme.
L'herbe qui tremble, 12€
poètes, chenilles, les chênes sont rongés ~ Chantal Danjou (Tipaza)
Un texte court et dense. Comme une promenade au jardin. Un jardin qui plonge dans l’infini. [L’impact de l’infini est douloureux]. Cependant et avec cette douleur jaillit un flot de paix. Comme dans un jardin japonais. Une recherche d’équilibre entre les éléments. Entre l’arbre, le ciel, les larves. Dans ces miroitements de lumière qui nous étonnent, nous suspendent. Un texte tout en vibration.
Un mot sur l’objet. Cette nouvelle collection chez Tipaza se présente sous la forme d’un carré dont on déplie les pages une à une. Une découpe originale pour un livre qui offre ainsi une rareté. Une collection qui associe artiste et poète. Une superbe idée ! D’ailleurs m’ont dit les éditeurs, le public réagit bien à cette collection. Et il a raison !
Tipaza, 15 €
15 juin 2009
Annie Briet ~ La chair des jours ~ Soc et foc
D’abord il y a les tableaux. L’exposition. Le silence des visiteurs. Leur émerveillement. Ensuite il y a la poète. La rencontre avec les toiles. Et ce frémissement qui précède la mise à l’écriture. Brusquement quelqu’un entend le murmure des couleurs et des formes. Le restitue en mot. En images. En émotion. Le poème se lit et donne à relire le tableau. L’un et l’autre se répondent, s’accompagnent dans une vibration complémentaire. L’un et l’autre font ce qui s’appelle une œuvre. Commune. Et qui dépasse le travail personnel de chacun. Une œuvre pleine de silence. D’équilibre. Une œuvre qui ouvre au monde.
12€ ~ Editions Soc et Foc
James Noël ~ Le sang du vitrier ~ Vents d'ailleurs
Un poète. Haïtien. Dans la filiation de René Depestre tant pour la sensualité de son écriture que pour son engagement auprès de l’homme. Des poèmes qui dérangent. Secouent. Réveillent. Chacun se saisit de la langue à sa manière, on le sait bien, mais là, il y a un petit plus : celui d’un autre territoire. A chaque territoire sa langue, à chaque poète sa ou ses veines d’écriture. La poésie est multiple, colorée, incessante et saisissante. Se laisser saisir par une écriture et emporter, puis revenir à soi, à son quotidien, un peu plus humain. Que demander de plus à un livre ?
9€ ~ Editions Vents d'ailleurs
Michel Besnier ~ mon kdi n’est pas un kdo ~ Motus
Un nouveau titre dans la collection Pommes Pirates Papillons. Le tandem Besnier/Galeron à l’œuvre. Cette fois-ci, le poème se promène en caddie, dans une de ces grandes surfaces que nous fréquentons si régulièrement sans penser que là aussi se tient à l’affût la poésie. Suffit d’ouvrir les yeux, de laisser les mots s’emparer du lieu, des situations, des objets. Suffit de jouer. J’aime cette veine d’écriture plutôt moqueuse et pleine de sourires. Elle permet sans en avoir l’air de dire quelques petites choses importantes. De remettre certaines pendules à l’heure. L’heure de l’imaginaire. L’heure de l’humour. L’heure du réel. On n’a qu’une vie et rien ne nous empêche de la jouer à toute heure et en décalage.
10€ ~ Editions Motus
Jean-Claude Touzeil ~ Café vert tzigane ~ Gros textes
Un livre à quatre mains, six si on ajoute celles de l’éditeur (sans ces deux mains-là le livre n’existerait pas…). Construit ensemble. Dans un aller retour de textes, d’images, de discussions jusqu’à ce que l’équilibre ou le déséquilibre soient parfaits. Textes et images main dans la main pour cet improbable cheminement qu’est la lecture d’un livre de poèmes illustrés, d’images accompagnées de poèmes…
[…on aimerait encore être un enfant pour aller voir de l’autre côté du miroir]
c’est de ces mystères là dont s’empare le livre. Deux grands enfants qui ensemble cherchent cet autre côté. Parmi les caresses de la Kora. Dans une liberté d’herbes folles. Folles d’amour. Sans autre attache que le fil de la vie.
Une belle publication.
10 € ~ Editions Gros textes
